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Les Évènements : La Rencontre des Martiniquais dans le Mandala du Monde du Diamant

Des conférences-débats vont plonger le public dans l’univers captivant du Mandala du Monde du Diamant, symboliquement reproduit par Valentine PIERRE-LOUIS.
Comme le Mandala du Monde du Diamant, le mandala de Joseph Zobel se déploie sur trois niveaux :

  1. Premier niveau : Petit-Morne, Petit-Bourg, Saint-Esprit.
  2. Second niveau : Sainte-Thérèse, Le lycée Schoelcher, La Route Didier.
  3. Troisième niveau : La bibliothèque Schoelcher, certains quartiers de Fort-de-France et son centre autour de la Savane.

Le 21 février 2025, la ville du Diamant a marqué le lancement de la trajectoire mandalaïque de Joseph Zobel dans La Rue Cases-Nègres, illustrant un cheminement riche en symboles universels.

Les caractéristiques de la démarche ont été présentées aux participants :
La première interrogation des lecteurs est souvent la suivante : cette exploration présentée dans Le Sadhana m’man Tine relève-t-elle du décodage, du décryptage ou de l’interprétation ?

Pour répondre, considérons cet extrait : “Médouze chante. De sa voix sombre et râpeuse, il imite cent violons, vingt ‘mamans violons’ (violoncelles), dix
clarinettes et quinze contrebasses.”
(LRCN, p. 55-56)

Le processus d’addition des nombres associés aux instruments de musique (100 + 20 + 10 + 15 = 145), suivi de la réduction de ce total (1 + 4 + 5 = 10, puis 1 + 0 = 1), illustre le décodage. Ce dernier consiste à appliquer des règles pour convertir une information en une forme compréhensible.
Lorsque ce résultat numérique (1) est associé au nom « Médouze » pour rechercher une signification symbolique ou contextuelle, il s’agit d’interprétation, car cela dépasse la simple addition pour révéler un sens implicite.

D’autres passages du texte sollicitent le décryptage, comme : “Mes jeux préférés étaient le rouge-et-le-noir, l’entonnoir, le pataclac.” (LRCN, p. 192)

Ici, le contenu original d’un message intentionnellement transformé par Zobel est révélé grâce à une clé ou une méthode spécifique. Ce type de détournement de mots est rendu compréhensible en adoptant la voie adamantine comme clé d’interprétation.

Cette conférence a permis de tisser des liens profonds entre la voie adamantine, la ville du Diamant et son emblématique rocher, créant une expérience mêlant spiritualité et culture.

L’élément clé de cette rencontre fut la participation active et chaleureuse des Diamantinois et Diamantinoises, qui ont insufflé une atmosphère vibrante d’échanges autour de Le Sadhana m’man Tine, une plongée spirituelle lumineuse.

Le 28 février 2025, cette reconstitution du mandala zobélien s’est poursuivie à la médiathèque de Rivière-Salée, commune où naquit Joseph Zobel en 1915.
Petit-Morne et Petit-Bourg constituent deux repères essentiels de son mandala.
M’man Tine, l’Yidam, la déité privilégiée du méditant José Hassam, évolue dans ce cercle sacré

L’intérêt du thème

Joseph Zobel capture, dans la face littérale de La Rue Cases-Nègres, l’essence vibrante de la vie martiniquaise des années 1930 à 1950, tout en reflétant avec intensité l’authenticité des émotions de ses habitants.

Cependant, à travers la méditation de José Hassam, m’man Tine se transfigure en un être supranaturel, une déité, une allégorie du bouddha Amida, incarnant l’archétype universel de la mère.
La méditation Vajrayana éclaire et sublime son environnement social, le métamorphosant en un parcours de résilience mandalaïque, une quête symbolique et lumineuse qui transcende la misère du quotidien.

Thèmes explorés par Valentine PIERRE-LOUIS :

  1. Comment l’initiation de José Hassam est-elle assurée par M. Médouze ?
  2. Quelles sont les différentes étapes de son initiation à la voie adamantine ?
  3. Que contiennent les visualisations de la déité m’man Tine dans les pensées de José Hassam : ses objets de culte, ses mantras, ses mudras ?

Le public saléen, à la fois ému et surpris, a exprimé son admiration pour la profondeur de l’analyse et l’originalité de cette exploration, qui a dévoilé des dimensions insoupçonnées de l’œuvre de Joseph Zobel.